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VITRAUX, St Hilaire de Givet s’illumine #3 – Baptême et Pentecôte, suite

Essais de jaune d’argent et gravure à l’acide

Pentecôte
Sacrement de confirmation

« Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble dans le même lieu. Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d’un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis. Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. Et ils furent tous remplis du Saint Esprit, et se mirent à parler en d’autres langues, selon que l’Esprit leur donnait de s’exprimer. » Actes 2 1-4
Souffle feu et parole
Colombe de l’esprit
Par la fenêtre ouverte sous le vent, l’Esprit de la colombe pénètre et embrase, et emporte dans  son tourbillon de feu, et la Parole s’allume et se diffuse…

Baptême
Baptême
Baptême
Baptême

Baptême
«Être baptisé, c’est être plongé dans la mort et la résurrection du Christ, c’est un rite de passage. Configurés au Christ, nous devenons fils d’un même Père et frères de Jésus-Christ, par l’Esprit Saint. » (Eglise Catholique)
En présence de la colombe-Esprit, une main versant l’onction sur la tête d’un bébé, et des flots, naît une vie nouvelle

Les vitraux de ST Hilaire organisent un parcours des sources de Miséricorde
puis de son action dans le monde et la vie des hommes.

La Miséricorde, c’est Dieu saisi aux entrailles par ma détresse qui vient à mon secours et me délivre.
Dans la Tradition de l’Eglise, cette Miséricorde se manifeste symboliquement par la blessure du cœur, lorsque le côté du crucifié, déjà mort est transpercé par la lance du soldat. Il en sort du sang et de l’eau : naissance de l’Eglise, et source de Miséricorde (1).)

Née du côté du Christ à la Croix, cette Miséricorde est renouvelée dans chaque sacrement, où le Christ est présent tout entier» Les sacrements se répondent ensuite deux à deux, thème et palette, et peuvent éclairer chacun une présence du Christ


CHŒUR
« En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes » Jn I, 4

La lumière chaude du chœur orienté sud ouest est adéquate pour manifester le Christ Ressuscité en qui « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (Ps 84,11) , source de notre joie.
Par surcroît, le Christ est  PRESENT dans les sacrements au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise » (2)
Ainsi, des vitraux évoquant les sacrements disent deux fois Dieu

Dans la lumière générale du Christ Ressuscité, source de joie et de paix, les huit vitraux du chœur comme huit visages du Christ, sept consacrés aux sept sacrements et le premier à la Miséricorde :
– le baptême sur le côté gauche face à la confirmation sur le côté droit, les deux liés à l’Esprit Saint, le premier à l’eau – dominante bleue -, le second au feu – dominante orange –
– le sacrement de réconciliation face à celui des malades, les deux liés à la guérison – dominante violette –
– le sacrement  de mariage face à celui du sacerdoce, les deux liés à l’engagement – dominante blanche et verte –
– le sacrement de l’Eucharistie face à la Miséricorde parce qu’elle en est le «trône », le premier lié au sang – dominante orange – et la seconde à l’eau – dominante bleue – : ainsi ce couple de couleurs jouera en miroir inversé par rapport au premier.

Chacun des sept premiers vitraux sera également associé à une des sept présences du Christ telles qu’il les affirme lui-même dans l’évangile de Jean, et à un évènement de sa vie, évoqué en regard d’un sacrement :
– Baptême,
en regard de « Je Suis »,
– Confirmation
en regard de « Je suis la Lumière du monde »
– Réconciliation
en regard de « Je suis le Fils de Dieu »
– Sacrement de malades
en regard de « Je suis la Résurrection » en vis-à-vis du Baptême
 – mariage
en regard de « Je suis la porte»
 – Sacerdoce
en regard de « Je suis le Bon Pasteur »
 – Eucharistie
en regard de  » Je suis le Pain de vie » (Cène)
 – La MISERICORDE en vis-à-vis de l’Eucharistie puisque celle-ci est « le trône de La Miséricorde »
Elle est liée à la crucifixion : sa manifestation ultime est la blessure du coeur, d’où sort du sang et de l’eau 


Le mouvement graphique
général structurant chaque vitrail, une diagonale descendante légèrement incurvée suivie d’une diagonale ascendante légèrement incurvée un peu plus ample évoque le mouvement de vie-mort-résurrection, le même pour les quatre vitraux du côté gauche, inversé pour les quatre vitraux du côté droit.

Le graphisme irriguant tout l’espace du vitrail correspond à son symbole dominant :
. vagues pour le baptême et la Miséricorde
. flammes pour la confirmation-Pentecôte
. grilles pour les guérisons : réconciliation et sacrement des malades
. branches et feuillage pour le mariage
. croix et crosse de berger pour le sacerdoce
. hostie et calice pour l’Eucharistie

(1) « l’un des soldats, de sa lance lui perça le côté et aussitôt il sortit du sang et de l’eau ». (In. 19.34). Puis il ajoute : « celui qui a vu en rend témoignage, – un authentique témoignage, et celui-là sait qu’il dit vrai – pour que vous aussi
vous croyiez ». (In.19.35) 
De cette blessure naît l’Eglise  et une source inépuisable de miséricorde
37Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus, se tenant debout, s’écria: Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi, et qu’il boive. 38Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein » (Jn 7,37)
« J’ai vu des fleuves d’eau vive jaillir des côtés du Temple

(2) les SACREMENTS sont des signes visibles du don gratuit de Dieu (la grâce), qui permettent aux hommes de prendre conscience de la présence de Dieu au milieu d´eux. Ce sont des actes d’alliance qui unissent au Christ par l’action de l’Esprit Saint, relient les hommes à Dieu et à leurs frères par le plus intime d’eux-mêmes et incorporent dans l’Eglise.
Tout sacrement comporte trois dimensions :
un signe, ce que l’on voit
une 
parole, ce que l´on entend
un 
symbole, ce que le signe et la parole expriment.
Le concile Vatican II exprime l’action du Christ dans la célébration des sacrements : « Il est là présent par sa vertu dans les sacrements au point que lorsque quelqu’un baptise, c’est le Christ lui-même qui baptise » (Constitution Sacrosanctum, n° 7). Ainsi le sacrement est un «événement de salut» dans lequel le Christ lui-même agit et nous rejoint dans des situations particulières de notre vie.

 

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